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La grande Boucle |
a
contremarque de « LA
GRANDE BOUCLE », chasse de l'Homme en Noir, a été découverte Mardi
25 Mai 2004 à 21h15 près de la chapelle du Rat à Peyrelevade en Corrèze par :
Casimir, Démoniak,
GilbertEBASK, Henri21, Girondins, Neroman, Paco et Pharaon
avec le soutien
spécial de Dumble, Kyrié et Sky
Prologue :
A qui le tour ?
Pour cette nouvelle chasse au trésor, nous étions
prêts : vélos révisés, casque astiqué, gants enfilés...
Il faut dire que le challenge était
d'importance : la plupart d'entre nous tentaient le doublé avec une belle
« classique », Alcibiade, récemment remportée de haute lutte. Et pour
certains, c'était même le triplé qui était en vue, avec le fameux criterium
d'Evanecos, couru à une vitesse record !
Sur la ligne de départ, nous attendions
avec exaltation le lancement de ce tour de France, prévu pour le milieu du mois
de mai, au milieu des nombreuses autres équipes et coureurs présents.
Curieusement, de nombreux regards suspicieux se tournaient vers nos amis de
l'EPO.
Attention ! Partout en France, les magazines
arrivent dans les boîtes aux lettres ! Les muscles frémissent ! Le
départ est donné... Qui peut dire si nous nous lançons dans un sprint ou dans
une longue épopée par étapes ?
Evidemment, nous nous interrogeons sur l'allure
générale de la chasse, particulièrement intrigués par les
« classements » qui mélangent des coureurs issus de toutes les
époques, de Garin à A(r)mstrong.
Contrairement à toute attente, nous nous rendons
compte, en résolvant nos premières énigmes, que ces classements ne servent à
peu près à rien !
Toutefois un examen attentif des temps et des numéros
de dossard nous permet de constater que l'Homme en Noir, bien qu'il les ait
modifiés selon ses besoins, a en général utilisé comme base les classements du
Tour 1998 et a globalement respecté la localisation géographique
de ses étapes. Voilà qui est assez accessoire, mais peut fournir
d'intéressantes confirmations !
1ère étape :
Un pavé bien saignant...aux hormones ?
(ne pas confondre avec un Bo Hamburger)
Ça commence fort ! Dès le départ, c'est l'enfer.
Les bulles font référence assez nettement au mot PAVÉ :
- « La Pascale » est le surnom de la course Paris-Roubaix,
célèbre pour ses sections pavées, et dont le trophée brandi par le vainqueur
est un pavé du Nord.
- « Sous les pavés, la plage », disait-on en mai 1968.
Faut-il réellement
identifier cette étape ? Ou bien le mot « pavé » est-il une
solution suffisante ?
Pour situer l'étape, on pouvait suivre la piste de la
caravane publicitaire du tour de France, mentionnée dans la bulle principale:
le réveil BAYARD, le cirage LION NOIR et le chocolat MENIER en étaient les
marques pionnières, autour de 1930. Mais la référence à la première
participation de PERRIER indiquait plus nettement 1933. Cette année-là, la 1ère
étape du Tour a été Paris-Lille (262km). Ce n'est pas très loin de
Paris-Roubaix. Impossible pourtant de s'en tenir là, car le « Parisien
Libéré » date de 1944, « l'Equipe » de 1946, le slogan « Pour moi
garçon. » de Pschitt de 1954. Quant à la marque de jus d'orange
« Joker », elle n'a fait son apparition que dans les années 1960.
Il était donc tentant de s'arrêter en 1967, sur la
fameuse étape Marseille-Carpentras, où les organismes furent tellement
« sollicités » (tant par la chaleur que par le dopage) que Tom
Simpson y trouva la mort à l'issue d'une « fringale » fatale
(« la sorcière aux dents vertes »). Cette étape fut bien remportée
par un groupe de cinq coureurs détachés, parmi lesquels le maillot jaune, comme
sur le visuel. Le vainqueur fut Jan JANSSEN, vainqueur du Paris-Roubaix la même
année. On comprend d'autant mieux pourquoi le spectateur a l'impression de
« revoir la pascale » !
D'ailleurs, dans le
magazine, le temps du premier coureur GARIN, 4h 32' 46" permet de reconnaître
le classement de l'étape 13 du Tour 1998 (année marquée par le dopage), étape
gagnée par NARDELLO à Carpentras, justement !
Quoi qu'il en soit de ces explications, nous avions
trouvé notre objet banal et fétiche des plus belles luttes, le PAVÉ.
Solution confirmée par le a.b.c, formule mathématique
du volume du parallélépipède rectangle, plus simplement appelé. pavé, bref de
tout solide comparable au camion Pschitt.
Voilà en tout cas une mystérieuse
contremarque qui ne risque pas d'être trouvée au détecteur de métaux !
2ème étape :
La course à l'andouille... un trip "tripes" !
Ce deuxième jour, point de repos.
La référence au changement de vitesse et le dessin des
rails nous met tout de suite en selle pour le tour 1937, où le dérailleur était
pour la première fois autorisé.
La demi-étape considérée et nos tripes
nous amènent naturellement à l'étape 19a de ce tour, Rennes-Vire (114km).
La solution VIRE
(un classique de la Rose des Vents) se trouvait confirmée par l'idée de
disqualification ("virer" - sic ), mais surtout par le dessin de la
porte-horloge de Vire en arrière plan.

Cela permettait d'éviter le piège que constituait
l'allusion à une esplanade, à une académie et à des tripes, qui pouvaient
renvoyer de façon directe à Caen, ville d'arrivée de l'autre demi-étape !
Mais des tripes, bien emballées, il y en a aussi à Vire, dans la fameuse
andouille.

Exceptionnellement, nous n'avons pas
trouvé de lien au Tour 1998, c'est en 1997 que Mario Cipollini enlève le sprint
à Vire.
3ème étape :
As-tu déjà vu un mexicain ?
Premier contre la montre de ce tour, d'ailleurs pas
très facile à négocier.
Les temps du classement (sauf les six premiers.)
correspondent aux temps 23 à 40 de l'étape 7 du Tour 1998, 58 km entre
Meyrignac-L'église et la commune de Corrèze en Corrèze (a posteriori, c'était
une indication lourdement subliminale de la zone finale).
Il y a une insistance particulière sur Alcala et sur
les temps des coureurs.
Alcala est un des rares coureurs mexicains
professionnels de tous les temps, c'est sa nationalité qui est importante et
fait pencher pour le cryptage du disque dit
de l'armée mexicaine.
Il s'agit d'un ensemble de disques concentriques portant chacun des séries de
26 nombres (1 à 26 sur le premier, 27 à 53 sur le second, 54 à 78 sur le
troisième, 79 à 100 sur le quatrième). Une clef est donnée par la suite de
quatre nombres à positionner sous le « A ». Pour encoder avec cette
clef, il suffit ensuite de remplacer chaque lettre claire par un des nombres
qui se trouvent sous elle. (
http://www.apprendre-en-ligne.net/crypto/homophone/mexique.html
)
Les six premiers temps du classement du contre la montre (jusqu'à ALCALA,
justement) ne sont pas présentés comme les autres : à partir du
7ème, un zéro préfixe les minutes.
Pour décrypter il faut procéder au calcul des temps
exacts des 6 premiers en additionnant le temps du vainqueur et l'écart.
| COPPI |
21'39"70 |
| INDURAIN |
21'48"59 |
| HINAULT |
22'42"61 |
| ANQUETIL |
23'50"72 |
| GARIN |
24'40"62 |
| ALCALA |
24'49"55 |
On remarque qu les premiers nombres sont entre 1 et 26
(minutes), les seconds entre 27 et 52 (secondes) et les troisièmes entre 53 et
78 (centièmes), ce qui confirme le
recours au système mexicain.
Si chaque temps est une clef (sur 3 disques), il faut
chercher à décoder le « numéro personnel », c'est-à-dire le dossard,
de chacun.
| COPPI |
31 |
clef 213970 |
donne S |
| INDURAIN |
78 |
clef 214859 |
donne T |
| HINAULT
|
33 |
clef 224261 |
donne R |
| ANQUETIL |
11 |
clef 235072 |
donne O |
| GARIN |
62 |
clef 244062 |
donne C |
| ALCALA |
5 |
clef 244955 |
donne H |
La solution est donc ST-ROCH !
Il existe trois communes du nom de Saint-Roch : en Indre-et-Loire,
Loire-Atlantique et Haute-Savoie, ainsi qu'un Saint-Roch-sur-Egrenne dans
l'Orne.
A Paris comme ailleurs il y a de nombreuses églises et des chapelles qui lui
sont dédiées, par exemple à :
|
Vayres Letia Villy-lez-Falaise Koenigsmacker Bonneuil-les-Eaux Rochebrune
Prades-sur-Vernazobre Bridoré Limoges-Fourches Mertzen Recloses Les
Chapelles-Bourbon Cremeaux Lavérune
Cessenon-sur-Orb Cesseras Thilouze Angerville Courdimanche-sur-Essonne
Catllar
Chaumes-en-Brie Saint-Renan Le Plessis-Gassot Les Authieux-sur-Calonne Les Mureaux
Quiberon Beaumont-du-Ventoux Orgon Saint-Amand-Montrond
Puy-Saint-Vincent Saint-Andiol Chaumont Druyes-les-Belles-Fontaines
Saint-Etienne-du-Grès Roquebillière Vermenton Pertuis
Sainte-Lucie-de-Tallano Grimaud Brunoy Ajaccio Aubagne
Valenciennes Charolles Les Riceys Etampes Saint-Dié
Pézenas Paris Ier.
|
Que de spots en
perspective !
Au passage, on
remarquera une fausse piste intéressante avec les éléments chimiques: ALCALA
est décomposable en Aluminium, Calcium, Lanthane = 13 20 57 et COPPI en
Carbone, Oxygène, Phosphore, Phosphore, Iode = 6 8 15 15 53. Mais l'Homme en
Noir n'avait que faire d'un codage aussi alcalin.. euh. basique !
4ème étape :
Un coup de Pau ?
Mais la course continue !
Nous voici devant la montagne...
Le temps de 4h 21' 57" nous aiguille facilement sur les traces de ARMSTRONG
lors de l'étape 11 du tour 2002, Pau-La Mongie, 158km.
Quant au classement, il est basé sur celui de l'étape 10 de notre bon
vieux Tour 1998, entre Pau et Luchon, ce qui confirme l'ancrage pyrénéen.

On remarque aussi que le blason de Pau porte une
barrière blanche comme sur les visuels.Le panneau blanc du visuel est
peut-être ce qui reste du paon qui y figure, au dessus des barrières...
Intéressons-nous donc au parcours
de l'étape Pau-La Mongie de 2002.
La précision "entre 154km
et 151km " restant à parcourir désigne un intervalle de 3km,
commençant à 4km à peine du départ à Pau.
Le parcours exact de l'étape est:
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Km de
l'arrivée
|
Km du
départ
|
|
PAU
|
|
|
|
GELOS
|
158.0
|
0.0
|
|
..
|
|
|
|
NARCASTET
|
154.0
|
4.0
|
|
BALIROS
|
151.0
|
7.0
|
|
PARDIES-PIETAT
|
149.0
|
9.0
|
|
SAINT-ABIT
|
148.0
|
10.0
|
|
|
|
|
|
AUCUN
|
71,5
|
86,5
|
|
|
|
|
|
LA
MONGIE
|
0.0
|
158.0
|
Notre intervalle est
donc une section de la D37, entre Narcastet et Baliros.
"Il n'y a qu'une
voie pour le cycliste, c'est au milieu de ce qu'il parcourt"
Les cyclistes du visuel ont l'air de s'être échappés.
du parcours « normal » de l'étape, puisqu'ils ont traversé la ligne
« STOP » et la rangée de spectateurs. Un peu comme s'ils avaient, au
milieu du parcours Narcastet-Baliros, emprunté sur la gauche le
Pont d'Assat (un excellent spot pour la pêche à la ligne.)
"Il faut
montrer le maillot et le mouiller jusqu'à sentir l'iode, pour que la route vous
offre la reconnaissance"
Les maillots des coureurs sont des pavillons de
signaux maritimes (d'où l'iode) ayant des valeurs numériques :
http://www.mandragore2.net/pavillonnerie/pavillonnerie.php?page=code_signaux
rond rouge sur fond blanc =1
rond blanc sur fond bleu = 2
tricolore : rouge,blanc,bleu = 3
bicolore jaune-bleu = 5
croix rouge sur fond blanc = 8
Il y a 3 groupes de cyclistes : les échappés, les
intercalés, les poursuivants, qui nous donnent trois nombres : 213, 38,
215.
Il suffit d'utiliser le visuel comme une carte, et ces
nombres comme des numéros de routes départementales, pour suivre le parcours de
nos échappés.
D 215 du Pont d'Assat au Hameau d'Ousse
D 38 du Hameau d'Ousse à Ousse
D 213 de Ousse à Lée.

La solution est donc très certainement la commune de
LÉE (CP 64320, INSEE 64329).
dont les trois lettres
correspondent bien aux trois points d'interrogation d'une bulle, et au
« final à trois » mentionné par une autre.
Enfin, ce n'est pas sans
consternation que nous comprenons « Wagon Lee », approximation par
laquelle l'Homme en Noir, faisant fi de la prononciation réelle de la commune, a
re-confirmé la solution. et sa réputation d'amateur de calembours pour le moins
« second degré » !
5ème étape :
Le génie des alpages
Mais elle est l'occasion de passes d'armes héroïques
ayant marqué la légende du Tour. Dans le récit du speaker, on reconnaît sans
mal l'étape 14 du Tour 1948, Briançon-Aix les Bains (263km), gagnée par Bartali
après un combat dantesque contre Bobet.
Cela nous est confirmé
par les temps du classement, qui sont ceux de l'étape 15 du Tour 1998,
Grenoble-Les Deux Alpes, gagnée par Pantani en 5h 43' 46". Cette étape passait,
comme celle de 1948, par les grands cols Croix de Fer, Galibier etc.
Sur le visuel on relève d'ailleurs trois dossards :
Pantani (n°183), suivi de Bobet (n° 032) et de Bartali (n°138).
Reste que l'aspect historique servait simplement de
toile de fond à l'énigme, sans y jouer de rôle déterminant.
« 8 - 2,5
- II,IV - 1 communément 65 et 17 »
Les mots "communément
65 et 17", sans doute conçus par l'auteur comme une confirmation, donnent
directement la solution : PERE.
Il n'y a en effet que trois noms de
communes qui se trouvent à la fois dans le 17 et le 65 : FERRIERES, MAZEROLLES
et PERE. Mais les deux premiers figurent aussi dans d'autres départements.
PERE est donc la seule solution exacte.
« Je
crois que la différence s'est faite au niveau des braquets, quand Louison
emmenait un 28x30, Gino roulait avec un 49x21 »
« Les
champions tu les reconnais à leur développement »
« Ce qu'ils
emmènent révèle les caractères »
Le développement est la distance parcourue à chaque
tour de pédalier. Cette distance s'obtient en multipliant la circonférence de
la roue par le braquet. (Voir
par exemple :
http://perso.club-internet.fr/alainmas/anvcyclo/Technique.htm).
Pour une roue de dimensions standard, soit 700 mm, le
calcul du développement donne :
28 x 30 pour Louison BOBET = (0,7 x π) x (28/30)
= 2,05 = 2 mètres environ
49 x 21 pour Gino BARTALI = (0,7 x π) x (49/21) =
5,13 = 5 mètres environ
Si les chiffres « normaux » s'appliquent à
BOBET, les chiffres romains s'appliqueront à l'italien BARTALI, donc III,VI
vaudra 3,6.
8 x 2 = 16 = lettre P
2.5 x 2 = 5 = lettre E
3.6 x 5 = 18 = lettre R
1 x 5 = 5 = lettre E
La solution est bien PERE.
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Fausses pistes
Que faire de PERE ?
1) Le trait PERE (Htes-Pyrénées) - PERE
(Charente-Maritime) passe seulement 15 km à l'est de la chapelle dédiée aux
cyclistes de Labastide d'Armagnac (Landes).
http://www.labastide-d-armagnac.com/LBA/lbasites.htm
2) Le Père peut être le "Père" du Tour de France soit
Henri Desgrange et il se trouve que dans l'étape Briançon - Aix-les-Bains
nous franchissons le sommet du Galibier ou se trouve là stèle du souvenir Henri
Desgrange..

A LA GLOIRE DE HENRI
DESGRANGE 1865-1940 ANCIEN DIRECTEUR DU JOURNAL L'AUTO CREATEUR
DU TOUR DE FRANCE CYCLISTE
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6ème étape :
La roue de la fortune ?
Ecoutons le speaker. Il décrit l'étape 5 du Tour 1998,
Cholet - Chateauroux, gagnée par Cipollini en 5h 18' 49". (www.letour.fr/98fr/etapes/05/classements/ite.html)
« Ça
frotte, mais regarde comment il jette son vélo, fortissimo. »
Il y eut bien, ce jour là, du frotti-frotta à 500 m de
l'arrivée :
In Chateauroux, there was pushing and shoving between
Cipollini and Erik Zabel, once again. "The
day before, he pushed me already. Today, 500 meters before the finish line,
while I was being taken there by Gian Matteo Fagnini, he did it again,"
Cipollini said. ( http://sportsillustrated.cnn.com/cycling/1998/tourdefrance/news/1998/07/17/cipollini_clairvoyant_lequipe/
)
Ici c'est une interview de Cipo qui accuse Zabel de
l'avoir poussé, mais il est bien possible que d'autres sources moins partiales
disent le contraire...
« Ce
jour-là Ernesto était sur la ligne d'arrivée. »
En ce qui concerne "Ernesto" il s'agit sans doute
d'Ernesto Preatoni, patron à cette époque de l'équipe de Cipollini.
Passons maintenant aux choses sérieuses, cette étape
n'étant, ici encore, qu'un prétexte.
« RETIRE
UNE AIRE DOUCE 99 DCMH EIEP NREN TIEE »
On lit au sol, dans les
« derniers mètres qui parlent » :
TOUR 1989 NICE AGDE. On a vite fait de constater que cette étape n'a jamais
existé.
On remarque en revanche que tous
les chiffres et lettres de "UNE AIRE DOUCE 99" figurent dans "TOUR 1989 NICE
AGDE".
La bulle
« Il est dans la boîte et ça frotte sur la grille d'arrivée »,
avec « grille » au lieu de « ligne », confirme qu'il faut
bien utiliser une grille 4 x 4 telle que celle constituée par :
TOUR 1989 NICE AGDE.
DCMH EIEP NREN TIEE peut aussi se mettre en grille
4 x 4.
Si on retire toutes les lettres contenues dans : UNE
AIRE DOUCE 99, il reste : T18G.
C'est un piège !Il ne faut pas retirer "UNE
AIRE DOUCE 99" à la grille mais :
"1 AIRE DOUCE 99" : il reste donc 4 cases T 8 N G ....
Ces cases vont servir de masque de lecture, les autres
étant noircies.
Avec l'indication
« mets un quart de roue à tout le monde », on
comprend que le principe à appliquer est celui de la « grille
tournante » en donnant à chaque fois un quart de tour à notre masque..
|
T
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O
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U
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R
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|
T
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|
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D
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C
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M
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H
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1
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9
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8
|
9
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|
|
8
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E
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I
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E
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P
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|
N
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I
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C
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E
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N
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N
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R
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E
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N
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A
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G
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D
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E
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G
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T
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I
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E
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C
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H
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M
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E
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E
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P
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I
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N
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E
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R
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N
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I
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E
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|
T
|
|
E
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|
DENI
CHEE
MPRE
INTE
SOLUTION :
DENICHE EMPREINTE
|
Fausses pistes : où est l'empreinte ?
Munis de cette indication, nous pouvions être tentés de rechercher directement
une empreinte.
Une légende concerne Châteauroux, ville d'arrivée de notre étape, et
une empreinte : "Le pas de la Mule".
Sur les bords de la route de Cluis à Châteauroux, près de la locature
de la Maison-Rouge, s'élève une grande croix de bois à laquelle se rattache une
légende particulière .Un titre de 1753 la désigne sous le nom de "Croix du
Pas-de-la-Mule", nom qui est également donné à un petit étang voisin. Au pied
de cette croix, une large pierre plate de grès rouge offre à sa surface
plusieurs cavités correspondant à l'empreinte légendaire du sabot de la mule
qui conduisit autrefois un saint personnage portant le "Précieux Sang".
De façon probablement fortuite, cette
pierre plate ornée d'une empreinte, non loin d'une croix, donne une assez bonne
description du véritable spot final !!
D'autres pistes « sortent » inévitablement en essayant de
« croiser » cette idée d'empreinte avec la solution de E3 :
Saint Roch.
"Empreinte de Saint Roch" :
Une légende de Saint-Roch concerne un rocher près du village de
Maison-Neuve à Menomblet (Vendée), à quelques kilomètres seulement du parcours
de notre étape Cholet-Châteauroux. Le rocher montre l'empreinte de St-Roch et
les griffes de son chien. Il y a aussi une niche (« déniche
empreinte », habitation et anagramme de chien) où est la statue du Saint
avec son toutou !
http://perso.club-internet.fr/cathel/legende.htm
Chapelle St Roch à Rozier en Donzy.
L'église reconstruite sur les fondations d'une église du 9ème siècle,
la croix de Rampeaux de 1601 et la croix du Millard de 1863, le pied du diable,
au lieu dit Le Reynard : cette pierre possède une empreinte de pas qui,
mystère, s'adapte à toutes les pointures.
http://www.montagnesdumatin.com/rozier-en-donzy/saintroch.php
L'empreinte pouvait même être une simple croix rouge :
Saint-Roch eut, à la naissance,une croix rouge empreinte sur son côté
droit. Il fut baptisé du nom de Roch.
http://regorm.free.fr/ouvrages/livres/saintroch.html
|
Bref, une trace pas
forcément facile à suivre !
7ème étape :
Ne jetez pas la pierre à celui qui lève le pied.
Une étape sans classement ? Des coureurs à pied,
tenant le vélo ? Une seule explication possible : la
grève générale !
Evidemment, cela nous rappelle quelque chose dans
notre Tour 1998 : l'étape 17 Albertville - Aix les Bains, neutralisée pour
cause de grève de protestation contre les mesures anti-dopage !
Mais ces coureurs en bon ordre, passant à pied la ligne
d'arrivée en tenant le vélo, évoquent plutôt la grève générale des coureurs à
Valence d'Agen en 1978, organisée pour des motifs plus avouables (http://users.skynet.be/lenetducyclisme/1978.htm#Anecdote%20croustillante).

Cette ligne d'arrivée de Valence d'Agen était aussi
« une ligne de départ », car il s'agissait d'une
demi-étape.
Mais tout cela n'avait, bien entendu, aucune espèce d'importance !
« Quand
tu regardes ces coureurs en bon ordre sur cette ligne, tu as une synthèse de ce
tour en chair et en os ».
« Si,
Si. Uniquement ceux qui ont montré le maillot et fait leur numéro. ils sont les
plus belles lettres du livre de ce tour ».
Les 11 numéros visibles de E7 correspondent exactement aux
numéros et uniquement à ceux qui ont « montré le maillot », donc aux
numéros lisibles sur les visuels dans les étapes :
Etape 2 : 203 148 003 088
Etape 4 : 118 069 095
Etape 5 : 138 032 096 183
Il ne faut surtout pas chercher compliqué comme
ajouter une règle pour mettre les coureurs dans le bon ordre ou tenir compte de
la couleur de maillot ou du classement des cyclistes en fonction des temps.
Tout repose sur le jeu entre l'ordre d'apparition des dossards dans E2,
E4 et E5 et leur réapparition ordonnée dans E7, dans une logique de
« réutilisation fléchée des résultats antérieurs » conforme aux
chasses passées de l'Homme en Noir.
Il suffit d'associer aux trois suites de nombres les
lettres des solutions des étapes correspondantes, soit une lettre par
dossard.
E2 : 203 148 003 088 pour la solution : V I R E
E4 : 118 069 095 pour la solution : L E E
E5 : 138 032 096 183, pour la solution : P E R
E
Il suffit de remettre les lettres dans l'ordre des
numéros relevés de gauche à droite sur le visuel.
E7 : 138 148 088 003 096 069 118 095 203 032 183
pour
voir apparaître en suivant le schéma d'anagramme :
P I E R R E L E V
E E
Cela commence à prendre tournure, car n'oublions pas
la bulle : « Regarde les avec leur maillot floqué, ils nous auront mené
jusqu'à l'arrivée finale ». Sans avoir compris la raison
de cette insistance sur les numéros floqués (transférés sur le maillot par
surimpression), nous pouvons tout de même en tirer que nous touchons au but.
8ème étape :
Bas les masques : changez, lisez !
Bon, bref, au niveau
des temps du classement, il s'agit de l'étape 21 du tour 1998,
Melun-Paris/Champs Elysées (147.5 km), remportée au sprint par Tom Steels en
3h44'36" (même si les 44'36" sont cachés par les gambettes à la dame). Mais on a
l'habitude : ça ne servira à rien !
On pourrait imaginer toutes sortes de codages
abracadabrantesques, mais en fait c'est une énigme qui fait
« pschitt » et qui, sur le principe de la « Lettre Volée »,
montre ce qu'elle cache en cachant ce qu'elle montre !
« A
l'arrivée, il n'y a que le jaune qui compte. »
« La
route rend son verdict définitif. Elle révèle les caractères les plus
importants, ceux qui fond la légende, qui s'habillent d'or et de gloire en
terminant premiers ».
Il fallait remarquer l'allure bizarre de la banderole
Pschitt avec ses rectangles
jaunes et oranges en forme de carte perforée d'orgue de barbarie.
En ne retenant que les cases jaunes (les seules qui
comptent) et en positionnant la grille sur la bulle
« Que la route a été longue ....
maintenant un siècle. »
...on voit, miracle de
la technique, apparaître le texte suivant :
AU DEPART, APPLIQUE LE GESTE OU LA LANGUE D'OC
VA A LA CHAPELLE DEDIEE
LA MARQUE VALAIT BIEN DEUX RONDES
L'OBJET FETICHE EST A PORTEE.
|
Note à benêts :
Euh, en fait, c'est pas tout à fait ça. Dans un
premier temps on obtenait : AU DEPART, APPLIQUE LE GESTE OU
NGUEETSUULTEINSLAPI CHAPELLE DEDIEE LA MARQUE VALAIT BIEN DEUX RONDES
L'OBJET FETICHE EST A PORTEE.
Il a fallu qu'on
bidouille un peu l'image pour que ça colle bien. Faut dire que chez Thesaumag y
a une andoquille qui a fait une coquille (j'ai l'impression d'avoir corrigé un
truc de trop là.)
Mais c'était pas trop grave et on a pu reconstituer.
En gros, le cache a dû être conçu sur une mise en page où il n'y avait pas de
césure au mot « souffrance », et donc ce mot « souffrance »
passait tout entier à la ligne du dessous. Conclusion, la ligne 2 se terminait
par "à la" et était centrée plus à droite (ce qui fait que le cache tombait sur
"la langue"). La ligne 3 allait de "souffrance" à "en dessous" et cela donnait
"d'oc". Et le mot "Il" était au début de la ligne 4 ce qui donnait pour cette
ligne : "va à la". Enfin, bref, bon.
|
Epilogue :
Sprint sur le boulevard.
Le décodage de la banderole a été mis au point dans la
nuit du lundi 24 au mardi 25 mai.
C'est le 25 mai à
10h45 que tombe le décodage de l'étape 7 (PIERRE LEVÉE).
E2, E4 et E5 ayant été ainsi validées et utilisées, il
nous reste entre les mains :
PAVÉ, ST ROCH, DENICHE EMPREINTE, PIERRE LEVÉE
Et le texte final à
interpréter :
AU DEPART,
APPLIQUE LE GESTE OU LA LANGUE D'OC
VA A LA CHAPELLE
DEDIEE
LA MARQUE VALAIT
BIEN DEUX RONDES
L'OBJET FETICHE
EST A PORTEE.
A 11h pile,
la Chapelle du Rat à Peyrelevade (Corrèze), dédiée à St-Roch est
localisée !
Selon le texte de
E7, on obtient le décodage en regardant les coureurs
« sur cette ligne de départ ». Le départ est donc PIERRE
LEVEE, qui en langue d'oc, se dit « PEYRELEVADE », qu'il suffit de
croiser avec « chapelle » et « St Roch ».
A 11h09,
Peyrelevade est confirmée par « l'application du geste ».
Nous avions déjà repéré que les personnages juchés sur la
camionnette sur la ligne d'arrivée s'exprimaient en « langue des
signes ». (http://surdite.lsf.free.fr/alphabet_LSF.htm)
Mais il était difficile
d'établir avec exactitude la suite de 11 lettres obtenue, car il fallait
quelquefois arbitrer entre des lettres proches, comme D et Z, et déterminer
s'il fallait retenir de gauche à droite, l'ordre des mains ou bien celui des
personnages.
En retenant l'ordre
des personnages, les gestes nous donnent :
ZVTZMGSQEYZ.
Cette clé additive,
appliquée à PIERRELEVEE,
donne PEYRELEVADE
!

Pas de doute, le trésor est bien là, près d'une
chapelle isolée du Limousin ! Irrésistiblement, nous pensons au final d'Evanecos,
sur un site analogue.
Ceux qui en étaient se souviennent qu'ils avaient pris
de vitesse, à quelques jours près, plusieurs autres équipes qui s'approchaient
dangereusement de la victoire. Ici non plus,
faudrait sans doute pas trop traîner !
Mais n'y a-t-il pas des décryptages que nous aurions
manqués, qui donneraient avec plus de clarté une portée, c'est à dire
une direction, une distance à appliquer à partir de la marque à
dénicher à la chapelle ? Ici, c'est le rapprochement avec le final d'Alcibiade
qui nous rassure : là aussi manquaient toute indication de direction et de
distance, tout bêtement parce que la position de la contremarque était la plus
simple qui soit !
A 12h la
question qui tue est sur toutes les lèvres, sur tous les claviers et dans
toutes les têtes : Qui y va ?
Pas de meilleur endroit en effet que le « terrain » pour interpréter
les dernières indications. Peut-être certains d'entre nous seront-ils libres
dans un ou deux jours, mais personne ne peut dans l'immédiat sauter dans sa
voiture direction la Corrèze. et pourtant nous en mourrons tous d'envie !
Nous pensons alors au camarade Pharaon, qui, très occupé, avait décliné l'offre
de participer à la chasse, mais nous avait dit se tenir à notre disposition. En
plus, géographiquement, il n'est pas le plus mal placé.
A 13h,
Pharaon, briefé, enthousiaste, prépare son équipée ! Le moral gonflé à
bloc, il est prêt à camper plusieurs jours s'il le faut sur le site, au cas où
la localisation de la contremarque serait moins simple qu'on ne peut l'espérer.
Bonne route, Phara ! A nous de mettre à profit ces quelques heures pour boucler
l'affaire.
A 13h48, l'explication de « LA MARQUE VALAIT BIEN
DEUX RONDES » tombe.
Le mot
« portée » et les notes du musique esquissées sur la banderole
pointent vers la bonne piste : il existe sept valeurs de durée différentes
pour les notes (ronde, blanche, noire, croche, double, triple et quadruple
croches), mais il en existait autrefois huit avec la « carrée
», qui n'est presque plus utilisée. Cette note « valait deux
rondes ».
http://membres.lycos.fr/jen/temps.htm
Nous cherchons donc autour de la chapelle du Rat une
marque carrée.
Du coup nous pouvons laisser tomber l'idée, un instant
envisagée, que les deux rondes donneraient une distance, égale à deux fois le
périmètre exact que l'on pouvait calculer pour les roues de vélo de E5.
Le plus simple à imaginer est que « à
portée », qui a déjà servi pour comprendre « deux rondes »,
signifie simplement « à portée de la main ». Il ne nous reste plus
rien à interpréter, sauf peut-être le mot « déniche » qui pourrait
indiquer une « niche » si le pavé n'est pas enterré (d'ailleurs, Polo
n'a mis en ligne aucune photo d'enfouissement.).
Vers 14h,
notre siège est fait : s'il n'y a pas
d'embrouille, la contremarque, un pavé, se trouve dans une sorte de niche
située à portée de main d'une marque carrée à trouver aux alentours de la
Chapelle du Rat.
- C'est
votre dernier mot ??
-
Oui, HN, c'est notre dernier mot !!

L'arrivée du tour !
(un reportage signé Pharaon)
Voilà comment tout à commencé pour moi.
Mardi 25 Mai 2004, aux
alentours de 12h20 :
Coup de
téléphone de Kyrié (Kyky quoi ! o) ) qui me signale que nos camarades
engagés sur « La chasse sportive et en boucle » possèdent déjà, au
bout d'une semaine, la zone finale du jeu ! Elle me dit que tous les
membres de l'équipe sont bloqués chez eux et qu'ils ne peuvent se déplacer dans
l'immédiat. D'ailleurs (syndrome Evanecos ?), ils trouvent étrange que
cette chasse ne soit pas encore trouvée et la contremarque sortie de sa cache.
Elle m'apprend que le final de la chasse se situe dans la commune
de Peyrelevade, en Corrèze, près d'une chapelle intitulée Chapelle du Rat (Rat
pas Râ !), mais qu'ils ne possèdent aucune certitude quant à une
éventuelle distance et direction, ni même un spot précis : seuls les mots
« LA MARQUE VALAIT BIEN DEUX RONDES L'OBJET FETICHE EST A
PORTEE » semblent servir une fois sur le terrain.
Immédiatement je lui fais savoir que je suis prêt à faire
« l'étape » entre chez moi et Peyrelevade, ce qui représente un petit
400 km aller. C'est vrai, je ne pouvais pas laisser mes amis
« pédaler » sur cette fin de « course » ! Contact
téléphonique alors avec le « directeur sportif » : Gilbert, qui
me fournit des précisions, notamment que la contremarque doit être un pavé, et
à qui je demande une petite synthèse, qu'il me fera parvenir dans les minutes
suivantes, après un bon café lol (tout est naturel comme vous le voyez, pas de
produits illicites !). Sachant que cette étape ne comprendra pas de
« zone ravitaillement », je prévois des munitions pour la journée et
le trajet en Pharamobile (ma caisse quoi !), et peut être pour la nuit qui
risque de pointer son nez si la contremarque n'est pas au bon endr.. euhhhh est
difficile à trouver (private joke).
Sinon, préparation des outils de terrassement (pioche, pelle, grenades à
fragmentation.) et de chasse (boussole, mètre, portable, lampe torche, un
flingue, on sait jamais.).
Ensuite, mail à l'équipe pour les prévenir de mon départ,
il est 14h00 environ, la Pharamobile est sur orbite.
Trajet sans encombre, deux trois coups de fil de l'équipe pour
connaître mon avancement (ouais je sais, faut pas répondre au téléphone en
voiture lol). Les alentours de Limoges avec l'arrivée au Plateau de Millevaches
sont très jolis, le paysage est magnifique, très boisé, à recommander si vous
passez dans le coin ! Petite anecdote : J'ai remarqué sur la route,
non pas des spectateurs qui m'encourageaient, mais des slogans dans un petit
bled où doit être installée une décharge ou une déchetterie, voire pire, avec
entre autres celui-ci : « L'enfouissement
n'est pas une solution !! », je me dis alors que décidément
la contremarque peut tout à fait être dissimulée et non enterrée.
Arrivée à Nedde, un peu avant Peyrelevade (une vingtaine de
kilomètres), et premier arrêt de la journée afin de dénicher une TOP 25 de la
zone dans un bureau de tabac qui est ouvert. Manque de pot, il n'en reste plus.
J'interroge alors la buraliste (n'étant pas sur la commune même du spot, je me
dis que les risques de donner l'alerte aux autochtones étaient quasi nuls), en
lui disant que je n'étais pas de la région et me rendais à Peyrelevade. Elle me
dit aussitôt qu'elle connaît bien l'endroit. Très bien. Je lui demande alors un
renseignement bien précis : Y a-t-il une particularité à l'intérieur ou à
l'extérieur de la chapelle du Rat qui peut faire penser au mot
« marque » ou « empreinte » ? Elle me confirme quelque
chose dont je me doutais, la chapelle est fermée (ça de moins à explorer), et
me signale que les seules choses remarquables se trouvent aux alentours de
celle-ci, à savoir de nombreux rochers dispersés un peu partout (elle n'a même
pas cité la croix qui s'y trouve). Elle me dit même qu'elle a emmené ses
enfants sur le site il y a quelques jours, pour une petite balade (vous verrez
plus tard que c'est rétrospectivement inquiétant !). Personne très
sympathique en tout cas qui n'a pas eu la curiosité de me demander ce que
j'allais faire là-bas, tant mieux, c'est toujours embêtant de trouver un
prétexte bidon, et par la même occasion de mentir, pour éviter de dire que l'on
cherche un trésor !!

Bref, après quelques minutes,
j'arrive sur zone, au village du Rat, dans la commune de Peyrelevade,
et là commence un petit reportage photo :
La chapelle est bien indiquée et n'est désormais plus
très loin.
J'ai oublié de vous préciser que 30 km
autour du spot, l'endroit est à éviter pour vos prochaines vacances, car
franchement pas top du tout, on est au milieu de rien à Peyrelevade !! lol
Donc je grimpe par un chemin avec une forte côte et
plein de gros cailloux (du moins à la fin de la montée, ce qui empêche de faire
un demi-tour en voiture, et j'avoue que c'était vraiment limite, autant pour
les pneus que les suspensions et la carrosserie), et on se retrouve à l'arrière
de la chapelle du Rat (cf photo ci-dessus). On aperçoit distinctement une croix
dans le fond qui surplombe à environ 2m50 de haut une zone rocheuse (ce sera le
seul endroit d'où je pourrai établir un contact téléphonique avec la Base
Arrière).

En s'avançant un peu vers la croix, on se retrouve au
milieu de la zone, avec tous les repères possibles : croix de Saint Roch
et rochers aux alentours immédiats, la Chapelle elle même, un rocher en forme
d'autel entre la croix et la chapelle (que l'on voit distinctement sur la photo
ci-dessus), puis, entre l'autel et la chapelle, deux rochers avec chacun une
cavité remplie d'environ 20 cm d'eau. et une grosse pierre branlante sur la
gauche. Dans les rochers à côté de la croix, un petit arbuste de 80 cm de haut
(l'histoire ne vous dira pas si j'ai cherché la chouette en dessous, de toute
façon madit l'arbuste est mort lol).
Remarque générale : le sol n'est pas
« creusable » sur toute cette zone au sol rocheux. En observant la
surface de celui-ci en tout cas c'est évident : ma pioche ne servira pas
aujourd'hui ! La contremarque semble donc bien cachée et non enterrée.
Voici un croquis de la zone finale :

Immédiatement je remarque
quelque chose devant la porte de la chapelle, par terre. Il y a une
pochette plastique sur laquelle est posée une pierre. J'enlève la pierre et je
découvre qu'a l'intérieur de la pochette se trouvent
trois enveloppes !! Une où il est inscrit en rouge : EQUIPE
ROUGE, idem sur une autre : EQUIPE BLEUE, et sur la dernière : EQUIPE
VERTE !! Je reste dubitatif quant au rapport de ceci avec notre chasse,
mais on ne sait jamais, aussi j'en ouvre deux pour avoir le coeur net. Contenu
similaire : un coupon, sur lequel est inscrit : « Allez y ça
passe, pas besoin de 4*4 ! Intéressez vous maintenant à la
chapelle ! ». Marrant non ? Il s'agissait bien sûr d'indications
pour un jeu de piste qui avait peut-être lieu le lendemain mercredi ! Je
me dis qu'il fallait faire vite pour trouver la contremarque, afin de ne pas me
retrouver demain avec plusieurs personnes sur le site, même extérieures à la
chasse. Au pire j'avais la nuit devant moi !
Pour l'indice de leur jeu : No Comment. Ça devait
être un crypto, parce que monter à la chapelle sans 4*4, on le fait une fois,
pas deux ! (de toute façon après la voiture est tellement mal en
point ! lol).
Je me mets alors à lire trois pages placardées sur la
porte de la chapelle qui expliquent son histoire, et blablabla. rien de
primordial à priori.
Il est 21h10.
Avant de commencer mes recherches, coup de téléphone à la Base Arrière pour
signaler mon arrivée sur le terrain, et leur donner la configuration des lieux,
notamment les deux cavités dans le rocher qui pourraient correspondre aux
« deux rondes » . On me communique alors le résultat des cogitations
mijotées pendant mon voyage. Les « deux rondes » en question correspondraient,
en musique, à une carrée. Etant donné le peu de jour qui me reste, il faudrait
commencer par aller au plus simple, donc rechercher une marque carrée, et
trouver, à portée de main, sans doute dans une sorte de niche, notre
sacro-saint pavé ! Evidemment, cela n'est peut être pas aussi simple que ça...
Je raccroche afin de débuter les recherches.
Les recherches ???? En fait, elles n'ont duré que
deux petites minutes !!!! Sur le rocher en forme d'autel, je remarque
aussitôt une marque carrée,
parfaite (là je me dis que c'est bon, mais on a vu pire dans des chasses où on
était sûr aussi !).
Les photos, éloquentes :


Logiquement, d'après la dernière phrase de la chasse,
l'objet fétiche (contremarque en forme de pavé) est à portée de main, donc je
regarde dans la niche en dessous de la « table » de l'autel, on voit
de suite un gros caillou qui semble
avoir été posé là exprès :

Si on retire le gros caillou :

on aperçoit un petit
pavé dont la forme, sculptée parfaitement, et la teinte contrastent
avec les autres caillasses autour. Là vous devinez le moment d'émotion quand je
prends la pierre (est-elle piégée ??).
Il ne semble rien avoir en dessous, elle est posée sur
le sol, je prends une grande respiration et la retourne :

EXPLOSION DE JOIE
et cri de circonstance (un grand « Yessssssssssssssss » qu'on a du
entendre jusqu'à Limoges !!). On lit sur la pierre : ECHAPPÉE BELLE
et le numéro de téléphone du mag !!
Je me dépêche de prévenir les copains !! Gilbert
se charge de laisser le message de la victoire sur le répondeur du mag', il est
21h15 et moi je pleure de joie (bah nan j'déconne, p'têt pas quand
même !! Mais bon ça fait 'achement plaisir !!). Ensuite il y a des
échanges téléphoniques entre les membres de l'équipe, etc, etc..

YESSSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!!!!!!!!!!!

Gros plan sur la contremarque tant convoitée.
Je suis d'autant plus heureux d'avoir trouvé cette contremarque,
que je me dis qu'elle aurait pu tomber aux mains de petits malins des équipes
bleue, rouge ou verte, voire dans les mimines des enfants de la gentille
buraliste de Nedde !

La nuit est tombée en Corrèze.
Je rentre, la tête pleine de souvenirs qui resteront
pendant longtemps dans ma mémoire !
4 heures du matin (ouais déjà, je sais ! je me
suis paumé en repartant ! lol) quelque part en Pays de la Loire :
Pharaon s'endort après avoir pris connaissance de ses derniers mails.

Le Pharaon de service le lendemain matin (quelques
heures plus tard quoi lol), pas trop réveillé, mais heureux, en train de poser
avec la contremarque (chose qu'il n'avait pu faire, seul, sur le spot, la
veille lol), la Pharamobile, elle, dort toujours..
Fin !
Bravo et merci à l'Homme
en Noir !!
13/08/2008
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