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La grande Boucle
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a contremarque de « LA GRANDE BOUCLE », chasse de l'Homme en Noir, a été découverte Mardi 25 Mai 2004 à 21h15 près de la chapelle du Rat à Peyrelevade en Corrèze par :

Casimir, Démoniak, GilbertEBASK, Henri21, Girondins, Neroman, Paco et Pharaon

avec le soutien spécial de Dumble, Kyrié et Sky

Prologue :
A qui le tour ?

Pour cette nouvelle chasse au trésor, nous étions prêts : vélos révisés, casque astiqué, gants enfilés...
Il faut dire que le challenge était d'importance : la plupart d'entre nous tentaient le doublé avec une belle « classique », Alcibiade, récemment remportée de haute lutte. Et pour certains, c'était même le triplé qui était en vue, avec le fameux criterium d'Evanecos, couru à une vitesse record !
Sur la ligne de départ, nous attendions avec exaltation le lancement de ce tour de France, prévu pour le milieu du mois de mai, au milieu des nombreuses autres équipes et coureurs présents. Curieusement, de nombreux regards suspicieux se tournaient vers nos amis de l'EPO.

Attention ! Partout en France, les magazines arrivent dans les boîtes aux lettres ! Les muscles frémissent ! Le départ est donné... Qui peut dire si nous nous lançons dans un sprint ou dans une longue épopée par étapes ?

Evidemment, nous nous interrogeons sur l'allure générale de la chasse, particulièrement intrigués par les « classements » qui mélangent des coureurs issus de toutes les époques, de Garin à A(r)mstrong.
Contrairement à toute attente, nous nous rendons compte, en résolvant nos premières énigmes, que ces classements ne servent à peu près à rien !

Toutefois un examen attentif des temps et des numéros de dossard nous permet de constater que l'Homme en Noir, bien qu'il les ait modifiés selon ses besoins, a en général utilisé comme base les classements du Tour 1998 et a globalement respecté la localisation géographique de ses étapes. Voilà qui est assez accessoire, mais peut fournir d'intéressantes confirmations !

1ère étape :
Un pavé bien saignant...aux hormones ?
(ne pas confondre avec un Bo Hamburger)

Ça commence fort ! Dès le départ, c'est l'enfer.
Les bulles font référence assez nettement au mot PAVÉ :
- « La Pascale  » est le surnom de la course Paris-Roubaix, célèbre pour ses sections pavées, et dont le trophée brandi par le vainqueur est un pavé du Nord.
- « Sous les pavés, la plage », disait-on en mai 1968.

Faut-il réellement identifier cette étape ? Ou bien le mot « pavé » est-il une solution suffisante ?

Pour situer l'étape, on pouvait suivre la piste de la caravane publicitaire du tour de France, mentionnée dans la bulle principale: le réveil BAYARD, le cirage LION NOIR et le chocolat MENIER en étaient les marques pionnières, autour de 1930. Mais la référence à la première participation de PERRIER indiquait plus nettement 1933. Cette année-là, la 1ère étape du Tour a été Paris-Lille (262km). Ce n'est pas très loin de Paris-Roubaix. Impossible pourtant de s'en tenir là, car le « Parisien Libéré » date de 1944, « l'Equipe » de 1946, le slogan « Pour moi garçon. » de Pschitt de 1954. Quant à la marque de jus d'orange « Joker », elle n'a fait son apparition que dans les années 1960.

Il était donc tentant de s'arrêter en 1967, sur la fameuse étape Marseille-Carpentras, où les organismes furent tellement « sollicités » (tant par la chaleur que par le dopage) que Tom Simpson y trouva la mort à l'issue d'une « fringale » fatale (« la sorcière aux dents vertes »). Cette étape fut bien remportée par un groupe de cinq coureurs détachés, parmi lesquels le maillot jaune, comme sur le visuel. Le vainqueur fut Jan JANSSEN, vainqueur du Paris-Roubaix la même année. On comprend d'autant mieux pourquoi le spectateur a l'impression de « revoir la pascale » !

D'ailleurs, dans le magazine, le temps du premier coureur GARIN, 4h 32' 46" permet de reconnaître le classement de l'étape 13 du Tour 1998 (année marquée par le dopage), étape gagnée par NARDELLO à Carpentras, justement !

Quoi qu'il en soit de ces explications, nous avions trouvé notre objet banal et fétiche des plus belles luttes, le PAVÉ.
Solution confirmée par le a.b.c, formule mathématique du volume du parallélépipède rectangle, plus simplement appelé. pavé, bref de tout solide comparable au camion Pschitt.   

Voilà en tout cas une mystérieuse contremarque qui ne risque pas d'être trouvée au détecteur de métaux !

2ème étape :
La course à l'andouille... un trip "tripes" !

Ce deuxième jour, point de repos.

La référence au changement de vitesse et le dessin des rails nous met tout de suite en selle pour le tour 1937, où le dérailleur était pour la première fois autorisé.
La demi-étape considérée et nos tripes nous amènent naturellement à l'étape 19a de ce tour, Rennes-Vire (114km).
La solution VIRE (un classique de la Rose des Vents) se trouvait confirmée par l'idée de disqualification ("virer" - sic ), mais surtout par le dessin de la porte-horloge de Vire en arrière plan.

Cela permettait d'éviter le piège que constituait l'allusion à une esplanade, à une académie et à des tripes, qui pouvaient renvoyer de façon directe à Caen, ville d'arrivée de l'autre demi-étape ! Mais des tripes, bien emballées, il y en a aussi à Vire, dans la fameuse andouille.


Exceptionnellement, nous n'avons pas trouvé de lien au Tour 1998, c'est en 1997 que Mario Cipollini enlève le sprint à Vire.

3ème étape :
As-tu déjà vu un mexicain ?

Premier contre la montre de ce tour, d'ailleurs pas très facile à négocier.

Les temps du classement (sauf les six premiers.) correspondent aux temps 23 à 40 de l'étape 7 du Tour 1998, 58 km entre Meyrignac-L'église et la commune de Corrèze en Corrèze (a posteriori, c'était une indication lourdement subliminale de la zone finale).

Il y a une insistance particulière sur Alcala et sur les temps des coureurs.

Alcala est un des rares coureurs mexicains professionnels de tous les temps, c'est sa nationalité qui est importante et fait pencher pour le cryptage du disque dit de l'armée mexicaine.
Il s'agit d'un ensemble de disques concentriques portant chacun des séries de 26 nombres (1 à 26 sur le premier, 27 à 53 sur le second, 54 à 78 sur le troisième, 79 à 100 sur le quatrième). Une clef est donnée par la suite de quatre nombres à positionner sous le « A ». Pour encoder avec cette clef, il suffit ensuite de remplacer chaque lettre claire par un des nombres qui se trouvent sous elle. (
http://www.apprendre-en-ligne.net/crypto/homophone/mexique.html )
Les six premiers temps du classement du contre la montre (jusqu'à ALCALA, justement) ne sont pas présentés comme les autres : à partir du 7ème, un zéro préfixe les minutes.

Pour décrypter il faut procéder au calcul des temps exacts des 6 premiers en additionnant le temps du vainqueur et l'écart.

COPPI 21'39"70
INDURAIN 21'48"59
HINAULT 22'42"61
ANQUETIL 23'50"72
GARIN 24'40"62
ALCALA 24'49"55

On remarque qu les premiers nombres sont entre 1 et 26 (minutes), les seconds entre 27 et 52 (secondes) et les troisièmes entre 53 et 78 (centièmes), ce qui  confirme le recours au système mexicain.

Si chaque temps est une clef (sur 3 disques), il faut chercher à décoder le « numéro personnel », c'est-à-dire le dossard, de chacun.

COPPI 31 clef 213970 donne S
INDURAIN      78 clef 214859 donne T
HINAULT       33 clef 224261 donne R
ANQUETIL      11 clef 235072 donne O
GARIN 62 clef 244062 donne C
ALCALA 5 clef 244955 donne H

La solution est donc ST-ROCH !

Il existe trois communes du nom de Saint-Roch : en Indre-et-Loire, Loire-Atlantique et Haute-Savoie, ainsi qu'un Saint-Roch-sur-Egrenne dans l'Orne.

A Paris comme ailleurs il y a de nombreuses églises et des chapelles qui lui sont dédiées, par exemple à :


Vayres  Letia Villy-lez-Falaise Koenigsmacker Bonneuil-les-Eaux Rochebrune Prades-sur-Vernazobre Bridoré Limoges-Fourches Mertzen Recloses  Les Chapelles-Bourbon Cremeaux  Lavérune  Cessenon-sur-Orb  Cesseras Thilouze Angerville   Courdimanche-sur-Essonne   Catllar  Chaumes-en-Brie   Saint-Renan Le Plessis-Gassot Les Authieux-sur-Calonne  Les Mureaux  Quiberon Beaumont-du-Ventoux  Orgon  Saint-Amand-Montrond  Puy-Saint-Vincent   Saint-Andiol  Chaumont Druyes-les-Belles-Fontaines  Saint-Etienne-du-Grès Roquebillière  Vermenton  Pertuis Sainte-Lucie-de-Tallano Grimaud  Brunoy  Ajaccio  Aubagne  Valenciennes Charolles  Les Riceys  Etampes  Saint-Dié  Pézenas Paris Ier.

Que de spots en perspective !  

Au passage, on remarquera une fausse piste intéressante avec les éléments chimiques: ALCALA est décomposable en Aluminium, Calcium, Lanthane = 13 20 57 et COPPI en Carbone, Oxygène, Phosphore, Phosphore, Iode = 6 8 15 15 53. Mais l'Homme en Noir n'avait que faire d'un codage aussi alcalin.. euh. basique !

4ème étape :
Un coup de Pau ?

Mais la course continue !
Nous voici devant la montagne...
Le temps de 4h 21' 57" nous aiguille facilement sur les traces de ARMSTRONG lors de l'étape 11 du tour 2002, Pau-La Mongie, 158km.

Quant au classement, il est basé sur celui de l'étape 10 de notre bon vieux Tour 1998, entre Pau et Luchon, ce qui confirme l'ancrage pyrénéen.

On remarque aussi que le blason de Pau porte une barrière blanche comme sur les visuels.Le panneau blanc du visuel est peut-être ce qui reste du paon qui y figure, au dessus des barrières...

Intéressons-nous donc au parcours de l'étape Pau-La Mongie de 2002.
La précision "entre 154km et 151km " restant à parcourir désigne un intervalle de 3km, commençant à 4km à peine du départ à Pau.
Le parcours exact de l'étape est:

 

Km de l'arrivée

Km du départ

PAU

 

 

GELOS

158.0

0.0

..

 

 

NARCASTET

154.0

4.0 

BALIROS

151.0

7.0    

PARDIES-PIETAT

149.0

9.0

SAINT-ABIT

148.0

10.0 

 

 

 

AUCUN

71,5

86,5

 

 

 

LA MONGIE

0.0

158.0

Notre intervalle est donc une section de la D37, entre Narcastet et Baliros.  

"Il n'y a qu'une voie pour le cycliste, c'est au milieu de ce qu'il parcourt"

Les cyclistes du visuel ont l'air de s'être échappés. du parcours « normal » de l'étape, puisqu'ils ont traversé la ligne « STOP » et la rangée de spectateurs. Un peu comme s'ils avaient, au milieu du parcours Narcastet-Baliros, emprunté sur la gauche le Pont d'Assat (un excellent spot pour la pêche à la ligne.)

"Il faut montrer le maillot et le mouiller jusqu'à sentir l'iode, pour que la route vous offre la reconnaissance"

Les maillots des coureurs sont des pavillons de signaux maritimes (d'où l'iode) ayant des valeurs numériques :
http://www.mandragore2.net/pavillonnerie/pavillonnerie.php?page=code_signaux

rond rouge sur fond blanc =1
rond blanc sur fond bleu = 2
tricolore : rouge,blanc,bleu = 3
bicolore jaune-bleu = 5
croix rouge sur fond blanc = 8

Il y a 3 groupes de cyclistes : les échappés, les intercalés, les poursuivants, qui nous donnent trois nombres : 213, 38, 215.

Il suffit d'utiliser le visuel comme une carte, et ces nombres comme des numéros de routes départementales, pour suivre le parcours de nos échappés.

D 215 du Pont d'Assat au Hameau d'Ousse

D 38 du Hameau d'Ousse à Ousse

D 213 de Ousse à Lée.

La solution est donc très certainement la commune de
LÉE   (CP 64320, INSEE 64329).
dont les trois lettres correspondent bien aux trois points d'interrogation d'une bulle, et au « final à trois » mentionné par une autre.

Enfin, ce n'est pas sans consternation que nous comprenons « Wagon Lee », approximation par laquelle l'Homme en Noir, faisant fi de la prononciation réelle de la commune, a re-confirmé la solution. et sa réputation d'amateur de calembours pour le moins « second degré » !

5ème étape :
Le génie des alpages

Mais elle est l'occasion de passes d'armes héroïques ayant marqué la légende du Tour. Dans le récit du speaker, on reconnaît sans mal l'étape 14 du Tour 1948, Briançon-Aix les Bains (263km), gagnée par Bartali après un combat dantesque contre Bobet.   

Cela nous est confirmé par les temps du classement, qui sont ceux de l'étape 15 du Tour 1998, Grenoble-Les Deux Alpes, gagnée par Pantani en 5h 43' 46". Cette étape passait, comme celle de 1948, par les grands cols Croix de Fer, Galibier etc.

Sur le visuel on relève d'ailleurs trois dossards : Pantani (n°183), suivi de Bobet (n° 032) et de Bartali (n°138).   

Reste que l'aspect historique servait simplement de toile de fond à l'énigme, sans y jouer de rôle déterminant.

« 8 - 2,5 - II,IV - 1 communément 65 et 17 »

Les mots  "communément 65 et 17", sans doute conçus par l'auteur comme une confirmation, donnent directement la solution : PERE.
Il n'y a en effet que trois noms de communes qui se trouvent à la fois dans le 17 et le 65 : FERRIERES, MAZEROLLES et PERE. Mais les deux premiers figurent aussi dans d'autres départements. PERE est donc la seule solution exacte.

« Je crois que la différence s'est faite au niveau des braquets, quand Louison emmenait un 28x30, Gino roulait avec un 49x21 »
« Les champions tu les reconnais à leur développement »
« Ce qu'ils emmènent révèle les caractères »

Le développement est la distance parcourue à chaque tour de pédalier. Cette distance s'obtient en multipliant la circonférence de la roue par le braquet. (Voir par exemple : http://perso.club-internet.fr/alainmas/anvcyclo/Technique.htm).

Pour une roue de dimensions standard, soit 700 mm, le calcul du développement donne :

28 x 30 pour Louison BOBET = (0,7 x π) x (28/30) =  2,05 = 2 mètres environ

49 x 21 pour Gino BARTALI = (0,7 x π) x (49/21) = 5,13 = 5 mètres environ

Si les chiffres « normaux » s'appliquent à BOBET, les chiffres romains s'appliqueront à l'italien BARTALI, donc III,VI vaudra 3,6.

8 x 2 = 16 = lettre P
2.5 x 2 = 5 = lettre E
3.6 x 5 = 18 = lettre R
1 x 5 = 5 = lettre E

La solution est bien PERE.


Fausses pistes

Que faire de PERE ?   

1) Le trait PERE (Htes-Pyrénées) - PERE (Charente-Maritime) passe seulement 15 km à l'est de la chapelle dédiée aux cyclistes de Labastide d'Armagnac (Landes).
http://www.labastide-d-armagnac.com/LBA/lbasites.htm

2) Le Père peut être le "Père" du Tour de France soit Henri Desgrange  et il se trouve que dans l'étape Briançon - Aix-les-Bains nous franchissons le sommet du Galibier ou se trouve là stèle du souvenir Henri Desgrange..

A LA GLOIRE DE HENRI DESGRANGE
1865-1940
ANCIEN DIRECTEUR DU JOURNAL L'AUTO
CREATEUR DU TOUR DE FRANCE CYCLISTE


6ème étape :
La roue de la fortune ?

Ecoutons le speaker. Il décrit l'étape 5 du Tour 1998, Cholet - Chateauroux, gagnée par Cipollini en 5h 18' 49". (www.letour.fr/98fr/etapes/05/classements/ite.html)

« Ça frotte, mais regarde comment il jette son vélo, fortissimo. »

Il y eut bien, ce jour là, du frotti-frotta à 500 m de l'arrivée :

In Chateauroux, there was pushing and shoving between Cipollini and Erik Zabel, once again. "The day before, he pushed me already. Today, 500 meters before the finish line, while I was being taken there by Gian Matteo Fagnini, he did it again," Cipollini said. ( http://sportsillustrated.cnn.com/cycling/1998/tourdefrance/news/1998/07/17/cipollini_clairvoyant_lequipe/ )

Ici c'est une interview de Cipo qui accuse Zabel de l'avoir poussé, mais il est bien possible que d'autres sources moins partiales disent le contraire...

« Ce jour-là Ernesto était sur la ligne d'arrivée. »

En ce qui concerne "Ernesto" il s'agit sans doute d'Ernesto Preatoni, patron à cette époque de l'équipe de Cipollini.   

Passons maintenant aux choses sérieuses, cette étape n'étant, ici encore, qu'un prétexte.

« RETIRE UNE AIRE DOUCE 99 DCMH EIEP NREN TIEE »

On lit au sol, dans les « derniers mètres qui parlent » : TOUR 1989 NICE AGDE. On a vite fait de constater que cette étape n'a jamais existé.
On remarque en revanche que tous les chiffres et lettres de "UNE AIRE DOUCE 99" figurent dans "TOUR 1989 NICE AGDE".

La bulle « Il est dans la boîte et ça frotte sur la grille d'arrivée », avec « grille » au lieu de « ligne », confirme qu'il faut bien utiliser une grille 4 x 4 telle que celle constituée par : TOUR 1989 NICE AGDE.

DCMH EIEP NREN TIEE peut aussi se mettre en grille 4 x 4.  

Si on retire toutes les lettres contenues dans : UNE AIRE DOUCE 99, il reste : T18G.

C'est un piège !Il ne faut pas retirer "UNE AIRE DOUCE 99" à la grille mais :

"1 AIRE DOUCE 99" : il reste donc 4 cases T 8 N G ....

Ces cases vont servir de masque de lecture, les autres étant noircies.

Avec l'indication « mets un quart de roue à tout le monde », on comprend que le principe à appliquer est celui de la « grille tournante » en donnant à chaque fois un quart de tour à notre masque..

T

O

U

R

 

T

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D

C

M

H

1

9

8

9

 

 

 

8

 

 

 

 

 

 

 

E

I

E

P

N

I

C

E

 

N

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N

R

E

N

A

G

D

E

 

 

G

 

 

 

 

 

 

 

 

T

I

E

E

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D

 

 

 

 

 

C

 

H

 

 

 

M

 

 

 

 

 

 

 

 

E

 

 

E

 

 

 

 

 

 

 

P

 

 

I

 

 

N

 

 

 

 

 

 

E

 

 

 

R

 

 

 

 

 

 

N

 

I

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

E

 

T

 

E

 

DENI                       CHEE                   MPRE                      INTE

SOLUTION : DENICHE EMPREINTE


Fausses pistes : où est l'empreinte ?

Munis de cette indication, nous pouvions être tentés de rechercher directement une empreinte. 

Une légende concerne Châteauroux, ville d'arrivée de notre étape, et une empreinte : "Le pas de la Mule".

Sur les bords de la route de Cluis à Châteauroux, près de la locature de la Maison-Rouge, s'élève une grande croix de bois à laquelle se rattache une légende particulière .Un titre de 1753 la désigne sous le nom de "Croix du Pas-de-la-Mule", nom qui est également donné à un petit étang voisin. Au pied de cette croix, une large pierre plate de grès rouge offre à sa surface plusieurs cavités correspondant à l'empreinte légendaire du sabot de la mule qui conduisit autrefois un saint personnage portant le "Précieux Sang".

De façon probablement fortuite, cette pierre plate ornée d'une empreinte, non loin d'une croix, donne une assez bonne description du véritable spot final !!

D'autres pistes « sortent » inévitablement en essayant de « croiser » cette idée d'empreinte avec la solution de E3 : Saint Roch.

"Empreinte de Saint Roch" :

Une légende de Saint-Roch concerne un rocher près du village de Maison-Neuve à Menomblet (Vendée), à quelques kilomètres seulement du parcours de notre étape Cholet-Châteauroux. Le rocher montre l'empreinte de St-Roch et les griffes de son chien. Il y a aussi une niche  (« déniche empreinte », habitation et anagramme de chien) où est la statue du Saint avec son toutou !

http://perso.club-internet.fr/cathel/legende.htm

Chapelle St Roch à Rozier en Donzy.

L'église reconstruite sur les fondations d'une église du 9ème siècle, la croix de Rampeaux de 1601 et la croix du Millard de 1863, le pied du diable, au lieu dit Le Reynard : cette pierre possède une empreinte de pas qui, mystère, s'adapte à toutes les pointures.

http://www.montagnesdumatin.com/rozier-en-donzy/saintroch.php

L'empreinte pouvait même être une simple croix rouge :

Saint-Roch eut, à la naissance,une croix rouge empreinte sur son côté droit. Il fut baptisé du nom de Roch. http://regorm.free.fr/ouvrages/livres/saintroch.html

Bref, une trace pas forcément facile à suivre !

7ème étape :
Ne jetez pas la pierre à celui qui lève le pied.

Une étape sans classement ? Des coureurs à pied, tenant le vélo ? Une seule explication possible : la grève générale !

Evidemment, cela nous rappelle quelque chose dans notre Tour 1998 : l'étape 17 Albertville - Aix les Bains, neutralisée pour cause de grève de protestation contre les mesures anti-dopage !

Mais ces coureurs en bon ordre, passant à pied la ligne d'arrivée en tenant le vélo, évoquent plutôt la grève générale des coureurs à Valence d'Agen en 1978, organisée pour des motifs plus avouables (http://users.skynet.be/lenetducyclisme/1978.htm#Anecdote%20croustillante).

 

Cette ligne d'arrivée de Valence d'Agen était aussi « une ligne de départ », car il s'agissait d'une demi-étape.

Mais tout cela n'avait, bien entendu, aucune espèce d'importance !

« Quand tu regardes ces coureurs en bon ordre sur cette ligne, tu as une synthèse de ce tour en chair et en os ».

« Si, Si. Uniquement ceux qui ont montré le maillot et fait leur numéro. ils sont les plus belles lettres du livre de ce tour ».

Les 11 numéros visibles de E7 correspondent exactement aux numéros et uniquement à ceux qui ont « montré le maillot », donc aux numéros lisibles sur les visuels dans les étapes :   

Etape 2 : 203 148 003 088

Etape 4 : 118 069 095

Etape 5 : 138 032 096 183

Il ne faut surtout pas chercher compliqué comme ajouter une règle pour mettre les coureurs dans le bon ordre ou tenir compte de la couleur de maillot ou du classement des cyclistes en fonction des temps. Tout repose sur le jeu entre l'ordre d'apparition des dossards dans E2, E4 et E5 et leur réapparition ordonnée dans E7, dans une logique de « réutilisation fléchée des résultats antérieurs » conforme aux chasses passées de l'Homme en Noir.

Il suffit d'associer aux trois suites de nombres les lettres des solutions des étapes correspondantes, soit une lettre par dossard.   

E2 : 203 148 003 088 pour la solution : V I R E

E4 : 118 069 095 pour la solution : L E E

E5 : 138 032 096 183, pour la solution : P E R E

Il suffit de remettre les lettres dans l'ordre des numéros relevés de gauche à droite sur le visuel.   

E7 : 138 148 088 003 096 069 118 095 203 032 183

pour voir apparaître en suivant le schéma d'anagramme : 

P I E R R E L E V E E

Cela commence à prendre tournure, car n'oublions pas la bulle : « Regarde les avec leur maillot floqué, ils nous auront mené jusqu'à l'arrivée finale ». Sans avoir compris la raison de cette insistance sur les numéros floqués (transférés sur le maillot par surimpression), nous pouvons tout de même en tirer que nous touchons au but.

8ème étape :
Bas les masques : changez, lisez !

Bon, bref, au niveau des temps du classement, il s'agit de l'étape 21 du tour 1998, Melun-Paris/Champs Elysées (147.5 km), remportée au sprint par Tom Steels en 3h44'36" (même si les 44'36" sont cachés par les gambettes à la dame). Mais on a l'habitude : ça ne servira à rien !  

On pourrait imaginer toutes sortes de codages abracadabrantesques, mais en fait c'est une énigme qui fait « pschitt » et qui, sur le principe de la « Lettre Volée », montre ce qu'elle cache en cachant ce qu'elle montre !

« A l'arrivée, il n'y a que le jaune qui compte. »

« La route rend son verdict définitif. Elle révèle les caractères les plus importants, ceux qui fond la légende, qui s'habillent d'or et de gloire en terminant premiers ».  

Il fallait remarquer l'allure bizarre de la banderole Pschitt avec ses rectangles jaunes et oranges en forme de carte perforée d'orgue de barbarie.

En ne retenant que les cases jaunes (les seules qui comptent) et en positionnant la grille sur la bulle « Que la route a été longue .... maintenant un siècle. »

 

...on voit, miracle de la technique, apparaître le texte suivant :

AU DEPART, APPLIQUE LE GESTE OU LA LANGUE D'OC

VA A LA CHAPELLE DEDIEE

LA MARQUE VALAIT BIEN DEUX RONDES

L'OBJET FETICHE EST A PORTEE.

Note à benêts :

Euh, en fait, c'est pas tout à fait ça. Dans un premier temps on obtenait : AU DEPART, APPLIQUE LE GESTE OU NGUEETSUULTEINSLAPI CHAPELLE DEDIEE LA MARQUE VALAIT BIEN DEUX RONDES L'OBJET FETICHE EST A PORTEE.

Il a fallu qu'on bidouille un peu l'image pour que ça colle bien. Faut dire que chez Thesaumag y a une andoquille qui a fait une coquille (j'ai l'impression d'avoir corrigé un truc de trop là.)

Mais c'était pas trop grave et on a pu reconstituer. En gros, le cache a dû être conçu sur une mise en page où il n'y avait pas de césure au mot « souffrance », et donc ce mot « souffrance » passait tout entier à la ligne du dessous. Conclusion, la ligne 2 se terminait par "à la" et était centrée plus à droite (ce qui fait que le cache tombait sur "la langue"). La ligne 3 allait de "souffrance" à "en dessous" et cela donnait "d'oc". Et le mot "Il" était au début de la ligne 4 ce qui donnait pour cette ligne : "va à la". Enfin, bref, bon.


Epilogue :
Sprint sur le boulevard.

Le décodage de la banderole a été mis au point dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 mai.

C'est le 25 mai à 10h45 que tombe le décodage de l'étape 7 (PIERRE LEVÉE).

E2, E4 et E5 ayant été ainsi validées et utilisées, il nous reste entre les mains :

PAVÉ, ST ROCH, DENICHE EMPREINTE, PIERRE LEVÉE

Et le texte final à interpréter :

AU DEPART, APPLIQUE LE GESTE OU LA LANGUE D'OC

VA A LA CHAPELLE DEDIEE

LA MARQUE VALAIT BIEN DEUX RONDES

L'OBJET FETICHE EST A PORTEE.

A 11h pile, la Chapelle du Rat à Peyrelevade (Corrèze), dédiée à St-Roch est localisée !   

Selon le texte de E7, on obtient le décodage en regardant les coureurs « sur cette ligne de départ ». Le départ est donc PIERRE LEVEE, qui en langue d'oc, se dit « PEYRELEVADE », qu'il suffit de croiser avec « chapelle » et « St Roch ».

A 11h09, Peyrelevade est confirmée par « l'application du geste ».   

Nous avions déjà repéré que les personnages juchés sur la camionnette sur la ligne d'arrivée s'exprimaient en « langue des signes ». (http://surdite.lsf.free.fr/alphabet_LSF.htm)

Mais il était difficile d'établir avec exactitude la suite de 11 lettres obtenue, car il fallait quelquefois arbitrer entre des lettres proches, comme D et Z, et déterminer s'il fallait retenir de gauche à droite, l'ordre des mains ou bien celui des personnages.

En retenant l'ordre des personnages, les gestes nous donnent :

ZVTZMGSQEYZ.

Cette clé additive, appliquée à PIERRELEVEE, donne PEYRELEVADE !

 

Pas de doute, le trésor est bien là, près d'une chapelle isolée du Limousin ! Irrésistiblement, nous pensons au final d'Evanecos, sur un site analogue.

Ceux qui en étaient se souviennent qu'ils avaient pris de vitesse, à quelques jours près, plusieurs autres équipes qui s'approchaient dangereusement de la victoire. Ici non plus, faudrait sans doute pas trop traîner !

Mais n'y a-t-il pas des décryptages que nous aurions manqués, qui donneraient avec plus de clarté une portée, c'est à dire une direction, une distance à appliquer à partir de la marque à dénicher à la chapelle ? Ici, c'est le rapprochement avec le final d'Alcibiade qui nous rassure : là aussi manquaient toute indication de direction et de distance, tout bêtement parce que la position de la contremarque était la plus simple qui soit !

A 12h la question qui tue est sur toutes les lèvres, sur tous les claviers et dans toutes les têtes : Qui y va ? Pas de meilleur endroit en effet que le « terrain » pour interpréter les dernières indications. Peut-être certains d'entre nous seront-ils libres dans un ou deux jours, mais personne ne peut dans l'immédiat sauter dans sa voiture direction la Corrèze. et pourtant nous en mourrons tous d'envie ! Nous pensons alors au camarade Pharaon, qui, très occupé, avait décliné l'offre de participer à la chasse, mais nous avait dit se tenir à notre disposition. En plus, géographiquement, il n'est pas le plus mal placé.

A 13h, Pharaon, briefé, enthousiaste, prépare son équipée ! Le moral gonflé à bloc, il est prêt à camper plusieurs jours s'il le faut sur le site, au cas où la localisation de la contremarque serait moins simple qu'on ne peut l'espérer.

Bonne route, Phara ! A nous de mettre à profit ces quelques heures pour boucler l'affaire.

A 13h48, l'explication de « LA MARQUE VALAIT BIEN DEUX RONDES » tombe.

Le mot « portée » et les notes du musique esquissées sur la banderole pointent vers la bonne piste : il existe sept valeurs de durée différentes pour les notes (ronde, blanche, noire, croche, double, triple et quadruple croches), mais il en existait autrefois huit avec la « carrée », qui n'est presque plus utilisée. Cette note « valait deux rondes ».
http://membres.lycos.fr/jen/temps.htm  

Nous cherchons donc autour de la chapelle du Rat une marque carrée.

Du coup nous pouvons laisser tomber l'idée, un instant envisagée, que les deux rondes donneraient une distance, égale à deux fois le périmètre exact que l'on pouvait calculer pour les roues de vélo de E5.

Le plus simple à imaginer est que « à portée », qui a déjà servi pour comprendre « deux rondes », signifie simplement « à portée de la main ». Il ne nous reste plus rien à interpréter, sauf peut-être le mot « déniche » qui pourrait indiquer une « niche » si le pavé n'est pas enterré (d'ailleurs, Polo n'a mis en ligne aucune photo d'enfouissement.).

Vers 14h, notre siège est fait : s'il n'y a pas d'embrouille, la contremarque, un pavé, se trouve dans une sorte de niche située à portée de main d'une marque carrée à trouver aux alentours de la Chapelle du Rat  

- C'est votre dernier mot ??

- Oui, HN, c'est notre dernier mot !!


L'arrivée du tour !
(un reportage signé Pharaon)
 

Voilà comment tout à commencé pour moi.

Mardi 25 Mai 2004, aux alentours de 12h20 :  

Coup de téléphone de Kyrié (Kyky quoi ! o) ) qui me signale que nos camarades engagés sur « La chasse sportive et en boucle » possèdent déjà, au bout d'une semaine, la zone finale du jeu ! Elle me dit que tous les membres de l'équipe sont bloqués chez eux et qu'ils ne peuvent se déplacer dans l'immédiat. D'ailleurs (syndrome Evanecos ?), ils trouvent étrange que cette chasse ne soit pas encore trouvée et la contremarque sortie de sa cache.

Elle m'apprend que le final de la chasse se situe dans la commune de Peyrelevade, en Corrèze, près d'une chapelle intitulée Chapelle du Rat (Rat pas Râ !), mais qu'ils ne possèdent aucune certitude quant à une éventuelle distance et direction, ni même un spot précis : seuls les mots « LA MARQUE VALAIT BIEN DEUX RONDES L'OBJET FETICHE EST A PORTEE » semblent servir une fois sur le terrain.

Immédiatement je lui fais savoir que je suis prêt à faire « l'étape » entre chez moi et Peyrelevade, ce qui représente un petit 400 km aller. C'est vrai, je ne pouvais pas laisser mes amis « pédaler » sur cette fin de « course » ! Contact téléphonique alors avec le « directeur sportif » : Gilbert, qui me fournit des précisions, notamment que la contremarque doit être un pavé, et à qui je demande une petite synthèse, qu'il me fera parvenir dans les minutes suivantes, après un bon café lol (tout est naturel comme vous le voyez, pas de produits illicites !). Sachant que cette étape ne comprendra pas de « zone ravitaillement », je prévois des munitions pour la journée et le trajet en Pharamobile (ma caisse quoi !), et peut être pour la nuit qui risque de pointer son nez si la contremarque n'est pas au bon endr.. euhhhh est difficile à trouver (private joke). Sinon, préparation des outils de terrassement (pioche, pelle, grenades à fragmentation.) et de chasse (boussole, mètre, portable, lampe torche, un flingue, on sait jamais.).

Ensuite, mail à l'équipe pour les prévenir de mon départ, il est 14h00 environ, la Pharamobile est sur orbite 

Trajet sans encombre, deux trois coups de fil de l'équipe pour connaître mon avancement (ouais je sais, faut pas répondre au téléphone en voiture lol). Les alentours de Limoges avec l'arrivée au Plateau de Millevaches sont très jolis, le paysage est magnifique, très boisé, à recommander si vous passez dans le coin ! Petite anecdote : J'ai remarqué sur la route, non pas des spectateurs qui m'encourageaient, mais des slogans dans un petit bled où doit être installée une décharge ou une déchetterie, voire pire, avec entre autres celui-ci : « L'enfouissement n'est pas une solution !! », je me dis alors que décidément la contremarque peut tout à fait être dissimulée et non enterrée.

Arrivée à Nedde, un peu avant Peyrelevade (une vingtaine de kilomètres), et premier arrêt de la journée afin de dénicher une TOP 25 de la zone dans un bureau de tabac qui est ouvert. Manque de pot, il n'en reste plus. J'interroge alors la buraliste (n'étant pas sur la commune même du spot, je me dis que les risques de donner l'alerte aux autochtones étaient quasi nuls), en lui disant que je n'étais pas de la région et me rendais à Peyrelevade. Elle me dit aussitôt qu'elle connaît bien l'endroit. Très bien. Je lui demande alors un renseignement bien précis : Y a-t-il une particularité à l'intérieur ou à l'extérieur de la chapelle du Rat qui peut faire penser au mot « marque » ou « empreinte » ? Elle me confirme quelque chose dont je me doutais, la chapelle est fermée (ça de moins à explorer), et me signale que les seules choses remarquables se trouvent aux alentours de celle-ci, à savoir de nombreux rochers dispersés un peu partout (elle n'a même pas cité la croix qui s'y trouve). Elle me dit même qu'elle a emmené ses enfants sur le site il y a quelques jours, pour une petite balade (vous verrez plus tard que c'est rétrospectivement inquiétant !). Personne très sympathique en tout cas qui n'a pas eu la curiosité de me demander ce que j'allais faire là-bas, tant mieux, c'est toujours embêtant de trouver un prétexte bidon, et par la même occasion de mentir, pour éviter de dire que l'on cherche un trésor !!

Bref, après quelques minutes, j'arrive sur zone, au village du Rat, dans la commune de Peyrelevade, et là commence un petit reportage photo :

La chapelle est bien indiquée et n'est désormais plus très loin.

J'ai oublié de vous préciser que 30 km autour du spot, l'endroit est à éviter pour vos prochaines vacances, car franchement pas top du tout, on est au milieu de rien à Peyrelevade !! lol

Donc je grimpe par un chemin avec une forte côte et plein de gros cailloux (du moins à la fin de la montée, ce qui empêche de faire un demi-tour en voiture, et j'avoue que c'était vraiment limite, autant pour les pneus que les suspensions et la carrosserie), et on se retrouve à l'arrière de la chapelle du Rat (cf photo ci-dessus). On aperçoit distinctement une croix dans le fond qui surplombe à environ 2m50 de haut une zone rocheuse (ce sera le seul endroit d'où je pourrai établir un contact téléphonique avec la Base Arrière).

En s'avançant un peu vers la croix, on se retrouve au milieu de la zone, avec tous les repères possibles : croix de Saint Roch et rochers aux alentours immédiats, la Chapelle elle même, un rocher en forme d'autel entre la croix et la chapelle (que l'on voit distinctement sur la photo ci-dessus), puis, entre l'autel et la chapelle, deux rochers avec chacun une cavité remplie d'environ 20 cm d'eau. et une grosse pierre branlante sur la gauche. Dans les rochers à côté de la croix, un petit arbuste de 80 cm de haut (l'histoire ne vous dira pas si j'ai cherché la chouette en dessous, de toute façon madit l'arbuste est mort lol).

Remarque générale : le sol n'est pas « creusable » sur toute cette zone au sol rocheux. En observant la surface de celui-ci en tout cas c'est évident : ma pioche ne servira pas aujourd'hui ! La contremarque semble donc bien cachée et non enterrée.

Voici un croquis de la zone finale :

Immédiatement je remarque quelque chose devant la porte de la chapelle, par terre. Il y a une pochette plastique sur laquelle est posée une pierre. J'enlève la pierre et je découvre qu'a l'intérieur de la pochette se trouvent trois enveloppes !! Une où il est inscrit en rouge : EQUIPE ROUGE, idem sur une autre : EQUIPE BLEUE, et sur la dernière : EQUIPE VERTE !! Je reste dubitatif quant au rapport de ceci avec notre chasse, mais on ne sait jamais, aussi j'en ouvre deux pour avoir le coeur net. Contenu similaire : un coupon, sur lequel est inscrit : « Allez y ça passe, pas besoin de 4*4 ! Intéressez vous maintenant à la chapelle ! ». Marrant non ? Il s'agissait bien sûr d'indications pour un jeu de piste qui avait peut-être lieu le lendemain mercredi ! Je me dis qu'il fallait faire vite pour trouver la contremarque, afin de ne pas me retrouver demain avec plusieurs personnes sur le site, même extérieures à la chasse. Au pire j'avais la nuit devant moi !

Pour l'indice de leur jeu : No Comment. Ça devait être un crypto, parce que monter à la chapelle sans 4*4, on le fait une fois, pas deux ! (de toute façon après la voiture est tellement mal en point ! lol).

Je me mets alors à lire trois pages placardées sur la porte de la chapelle qui expliquent son histoire, et blablabla. rien de primordial à priori.  

Il est 21h10. Avant de commencer mes recherches, coup de téléphone à la Base Arrière pour signaler mon arrivée sur le terrain, et leur donner la configuration des lieux, notamment les deux cavités dans le rocher qui pourraient correspondre aux « deux rondes » . On me communique alors le résultat des cogitations mijotées pendant mon voyage. Les « deux rondes » en question correspondraient, en musique, à une carrée. Etant donné le peu de jour qui me reste, il faudrait commencer par aller au plus simple, donc rechercher une marque carrée, et trouver, à portée de main, sans doute dans une sorte de niche, notre sacro-saint pavé ! Evidemment, cela n'est peut être pas aussi simple que ça... Je raccroche afin de débuter les recherches.

Les recherches ???? En fait, elles n'ont duré que deux petites minutes !!!! Sur le rocher en forme d'autel, je remarque aussitôt une marque carrée, parfaite (là je me dis que c'est bon, mais on a vu pire dans des chasses où on était sûr aussi !).  

Les photos, éloquentes :

Logiquement, d'après la dernière phrase de la chasse, l'objet fétiche (contremarque en forme de pavé) est à portée de main, donc je regarde dans la niche en dessous de la « table » de l'autel, on voit de suite un gros caillou qui semble avoir été posé là exprès :

Si on retire le gros caillou :

on aperçoit un petit pavé dont la forme, sculptée parfaitement, et la teinte contrastent avec les autres caillasses autour. Là vous devinez le moment d'émotion quand je prends la pierre (est-elle piégée ??).

Il ne semble rien avoir en dessous, elle est posée sur le sol, je prends une grande respiration et la retourne :

EXPLOSION DE JOIE et cri de circonstance (un grand « Yessssssssssssssss » qu'on a du entendre jusqu'à Limoges !!). On lit sur la pierre : ECHAPPÉE BELLE et le numéro de téléphone du mag !!

Je me dépêche de prévenir les copains !! Gilbert se charge de laisser le message de la victoire sur le répondeur du mag', il est 21h15 et moi je pleure de joie (bah nan j'déconne, p'têt pas quand même !! Mais bon ça fait 'achement plaisir !!). Ensuite il y a des échanges téléphoniques entre les membres de l'équipe, etc, etc..

YESSSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!!!!!!!!!!!

Gros plan sur la contremarque tant convoitée.

Je suis d'autant plus heureux d'avoir trouvé cette contremarque, que je me dis qu'elle aurait pu tomber aux mains de petits malins des équipes bleue, rouge ou verte, voire dans les mimines des enfants de la gentille buraliste de Nedde !

La nuit est tombée en Corrèze.

Je rentre, la tête pleine de souvenirs qui resteront pendant longtemps dans ma mémoire !  

4 heures du matin (ouais déjà, je sais ! je me suis paumé en repartant ! lol) quelque part en Pays de la Loire : Pharaon s'endort après avoir pris connaissance de ses derniers mails.

Le Pharaon de service le lendemain matin (quelques heures plus tard quoi lol), pas trop réveillé, mais heureux, en train de poser avec la contremarque (chose qu'il n'avait pu faire, seul, sur le spot, la veille lol), la Pharamobile, elle, dort toujours..  

Fin !

Bravo et merci à l'Homme en Noir !!



13/08/2008